Visite de la SETMI

Le mercredi 21 Mars, les familles du défi ont pu participer à la visite de la SETMI, l’unité de valorisation énergétique de Toulouse.

Nous avions rendez-vous à l’entrée de l’usine. La première chose qui nous a marqué est la taille de l’usine. Le bâtiment est vraiment immense.

La deuxième chose qui m’a surprise et que ça ne sentait pas mauvais ! Et ben oui, je m’attendais en allant voir un énorme tas de poubelles à ce que ça sente mauvais. Je vous expliquerai pourquoi dans la suite de l’article.

Nous avons donc rencontré nos guides sur le parking des visiteurs. Elles font partie de l’entreprise Manatour, qui est spécialisée en visites industrielles. Elles nous équipent tout de suite de gilet jaune fluo pour que l’on nous repère bien ! Et direction une première salle où nos guides vont tout nous expliquer avec une animation 3D. Chaque étape est représentée sur le schéma ci-dessous :

Source : site web de la SETMI

 1- La réception des déchets

Dès leur arrivée, les véhicules sont pesés. Cela permet de connaitre le poids des déchets en fonction de leur provenance. Un contrôle de radioactivité est également effectué à l’entrée de l’usine.

Les véhicules se dirigent ensuite vers le hall de déchargement où ils déversent les déchets dans une fosse. Les déchets sont alors prélevés de la fosse par un grappin qui assure une répartition homogène des déchets et alimente les fours. L’air est aspiré (donc pas d’odeur) et utiliser pour obtenir une bonne combustion.

Lors de notre visite, nous avons pu aller derrière le grutier afin de voir la fosse et les grappins qui chargent les fours. On se trouve à 20 mètres au dessus de la fosse donc la montagne des déchets ne parait pas si impressionnante que cela.

Le travail du grutier est très important car les fours doivent être en permanence alimentés : les fours doivent tourner 24h sur 24h !

 

2- La combustion des déchets

L’usine est dotée de quatre fours, pour une capacité totale de traitement de 330 000 tonnes de déchets par an. Les déchets sont brûlés à une température supérieure à 850°C pendant une heure au minimum pour une combustion optimale.

A l’intérieur des fours, les déchets progressent sur une grille inclinée qui assure leur brassage pour une combustion optimale.

A l’issue de la combustion, les résidus solides incombustibles appelés mâchefers sont refroidis à l’eau pour être ensuite traités : les ferrailles et métaux non ferreux en sont extraits et récupérés pour être recyclés en acierie. Les mâchefers ainsi traités sont alors stockés sur une aire de maturation pour être, après analyse, valorisés en technique routière.

Les résidus après la combustion


Le stockage des machefers

3- La valorisation énergétique

Les fours sont équipés de chaudières qui permettent de produire environ 150 t/h de vapeur.
En effet, l’énergie produite par la combustion des déchets est récupérée dans les chaudières par échange de chaleur à l’aide d’un circuit fermé d’eau. Cette énergie transforme donc en vapeur l’eau contenue dans les chaudières. La vapeur, en sortie de chaudière, est valorisée en énergie thermique et électrique.

 

4- Le traitement des fumées

Les fumées générées par la combustion des déchets font l’objet d’un traitement qui se compose de plusieurs phases :

  • Les fumées sont tout d’abord mélangées, à l’intérieur des fours, à de l’urée solide pour capter les oxydes d’azote (NOx).
  • Récupérées en sortie de chaudière, elles sont refroidies par vaporisation d’eau.
  • Elles sont ensuite mélangées à du charbon actif qui traite les dioxines, furannes et métaux lourds grâce à son pouvoir adsorbant, et à de la chaux qui neutralise les gaz acides.
  • Pré-traitées, les fumées traversent ensuite un filtre à manches qui retient les poussières contenues dans les fumées et l’ensemble des réactifs injectés en amont. Ces résidus appelés REFIOM sont piégés et recueillis en fond de caisson, puis stockés dans un silo de 200m3 avant d’être évacués vers une installation de stockage de déchets dangereux conformément à la réglementation en vigueur.
  • Les fumées épurées font ensuite l’objet d’un traitement humide complémentaire. Elles passent dans deux laveurs humides où elles sont mélangées respectivement avec de l’eau, puis de l’eau et de la soude afin de neutraliser les gaz acides restants.

5- Contrôle des rejets atmosphériques

Les fumées épurées par l’ensemble des traitements successifs sont rejetées dans l’atmosphère par une cheminée (hauteur : 69m) et garantit le respect des normes imposées par l’Arrêté Préfectoral. Un ensemble de capteurs analyse en continu la nature de ces rejets.

Vous pouvez retrouver l’ensemble des résultats des contrôles environnementaux à l’adresse suivante :

http://www.uve-setmi.info/index.php?id=23

 

Cette après-midi fut enrichissante et nous a permis de compléter nos connaissances sur le traitements des déchets.

 

 

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